Animaux, spécial K et obésité morbide.

 

Entre un grand plouf dans ma piscine chérie et un (très) bref pic de motivation concernant mon mémoire, j’ai décidé de vous parler d’une de mes psychoses – cela faisait longtemps : mon amour des animaux.

Car oui, j’adore les bébêtes.

Je viens au secours des souris, oiseaux et lézards victimes de la folie meurtrière de Jean-Pierre Virgule, mon chat ; je sauve de la noyade coccinelles, fourmis et abeilles ; j’ôte délicatement les toiles d’araignées des ailes des libellules pour qu’elles puissent reprendre leur vol ; je nourris les oisillons tombés du nid et les souris habitant mon cellier : je ne ferai – littéralement – pas de mal à une mouche.

Ayons une pensée émue, à ce propos, pour Adélaïde, feu ma mouche domestique.

Cet amour est inébranlable : ni le bizutage que me font vivre quotidiennement mes chats, ni mon palmarès de morsures considérable – je me suis faite attaquer par des poissons, des fourmis, un lézard, une souris, un crabe et une autruche (C’est pas drôle. Ca fait mal.) – n’ont su le contrarier.

Aussi me paraissait-il logique de devenir végétarienne. J’ai commencé par cesser de manger des animaux mignons. Puis, consciente de l’abominable eugénisme que j’exerçais, j’ai également banni les animaux moches de mon alimentation.

Cette décision prise, demeurait une question : que manger ? J’ai assez rapidement trouvé une réponse à ma question, en même temps qu’un substitut à la viande : le crumble.

Cependant, sans aucune explication plausible, plus ma diète végétarienne se prolongeait, plus mon allure s’assimilait à celle d’un mammifère marin.

De la silhouette du crustacé à celle du cétacé, il existe de nombreux pas, que j’ai allègrement franchis ; aussi-ai je entrepris de débuter un régime Spécial K : 2 bols, sur 2 repas, pendant 2 semaines. A l’inévitable question : « est ce que ça marche ? », je répondrai que mon régime a duré approximativement six heures, et qu’elles ont été les plus éprouvantes de ma pourtant pénible existence.

Ma vision se brouillait, mes jambes tremblèrent, mon estomac poussait des cris munchiens, une lumière blanche scintillait au bout d’un obscur tunnel. J’ingurgitai, chancelante – que dis-je, à l’agonie – une cuillérée de crumble aux fruits rouges, et échappai ainsi à une mort aussi abominable qu’inévitable.

Je m’en fous.

J’aime le crumble. J’aime les mammifères marins.

Je ne vois pas où est le problème.

 

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