Secrétaires, Cerbères

 

Je hais les secrétaires.

Je les abomine, je les méprise, je les déteste.

J’irais même plus loin : je les aime pas.

Je développerai ma théorie anti-secrétaires en 4 points principaux :

Dans un premier temps, nous constaterons que la secrétaire est toute pas belle.

Ensuite, nous verrons que la secrétaire est toute méchante.

Puis, nous rendrons compte que la secrétaire est stupide.

Enfin, nous conviendrons que la secrétaire ne sert à rien.

 

I. La secrétaire est une pas belle.

 

La secrétaire est, par définition, inactive.

Elle n’a même pas besoin de demander à Sabine, sa copine secrétaire du 2ème- évidemment qu’elle s’y rend grâce à l’ascenseur- d’aller lui chercher un café, puisqu’elle a généralement une Senseo à côté de son bureau.

Car oui, aussi étonnant que cela puisse paraître, la secrétaire boit du café.

Je vous laisse imaginer une secrétaire décaféinée.

Lorsqu’elle a un renseignement à demander (ça lui arrive : pour savoir où Sabine a acheté ses splendides chaussures mordorées), elle ne se rend pas dans le bureau suscité, non !

Elle utilise le téléphone. (Téléphone stratégiquement situé à moins de 30 centimètres de sa main. Juste à côté de la Senseo.)

Par conséquent, tous ces facteurs font que l’amas graisseux du postérieur de la secrétaire peut proliférer à volonté.

Résultat : la secrétaire a un gros cul.

J’illustrerai mon propos en mentionnant l’existence de la secrétaire de sociologie de l’université Aix-Marseille 1. (Bureau A 505 , au 5ème étage. Oui, elle aussi prend l’ascenseur.)

Ses complexes fessiers- et autres, car au bout de 10 ans de ce travail éreintant, la cellulite s’attaque à toutes les parties du corps, organes compris : arrivé à la retraite, et souvent bien avant, le cerveau de la secrétaire est composé à 90% de graisse et 10% d’air (car elle a accumulé de nombreuses pauses, vacances et autres congés maladie tout au long de sa carrière)- ses complexes fessiers, disais-je, entraînent irrémédiablement le célibat, ou, dans le meilleur des cas, le concubinage avec le premier venu (rarement le meilleur).

S’ensuit logiquement la frustration d’être mal baisée, voire pas du tout, ce qui, au final, rend la secrétaire plus hargneuse qu’un teckel en rut.

Ce qui nous amène à notre deuxième point : la secrétaire est une méchante.

 

II. La secrétaire est une méchante, donc.

 

Au premier abord, la secrétaire est malpolie.

Lorsque vous vous trouvez dans l’obligation d’entrer dans un secrétariat, un silence de mort suit votre « bonjour ». (Après le « bonjour », si vous n’êtes pas trop con, vous ne dites pas « au revoir ». Ce qui pousse la secrétaire à décréter que l’étudiant est un sale petit merdeux malpoli)

Au deuxième abord, la secrétaire est victime d’une surdité assez curieuse : elle ne semble pas entendre la fréquence sonore de la sonnerie du téléphone. Enfin, sauf quand c’est Sabine, qui la rappelle pour lui donner l’adresse de la boutique où elle a acheté ses magnifiques chaussures mordorées.

J’illustrerai mon propos à l’aide d’un exemple illustré tiré de ma vie personnelle : l’idée de faire une licence de sociologie me trottait dans la tête depuis quelques temps. Je me décidai donc d’aller retirer une feuille pédagogique au secrétariat. Téméraire. Malheureusement, le secrétariat de sociologie fermait à 11h, ce qui le distinguait des autres secrétariats de l’université dont l’horaire de fermeture était 11h30, et il était environ 11h10.

Malgré cela, la porte était tout de même ouverte.

- Bonjour, excusez-moi de vous déranger, je voudrais une fiche pédagogique.

- Le secrétariat ferme à 11h, me répondit sèchement la secrétaire précédemment citée (Bureau A 505)

- Je suis désolée, je pensais qu’il fermait à 11h30, pourrais-je avoir la fiche s’il vous plaît ?

- Non, le secrétariat est fermé.

- Mais, elle est juste sur votre bureau la fiche (Entre la Senseo et le téléphone, NDLR), ça vous prend trois fractions de secondes de me la donner.

- Non, si tous les étudiants faisaient comme vous, je ne m’en sortirais jamais.

- Je sais, mais je me suis levée exprès, ça ne vous coûte rien.

- Non, revenez demain matin.

Bon, c’est vrai, j’aurais pu aller la prendre, la fiche. Mais voilà, sur le coup, je n’y ai pas pensé.

Le lendemain, j’y suis donc retournée. Je m’empare avec entrain de la fiche tant désirée, et m’apprête à quitter ces lieux hostiles.

- Il faut que vous me la rameniez demain avant 11heures.

- Demain, j’ai cours, je vous la laisserai dans la boîte aux lettres.

- Non, on ne met rien dans la boîte aux lettres. (Exception faite de l’adresse de la boutique où Sabine a acheté ses magnifiques chaussures mordorées)

- Eh bien, pourquoi en avez-vous une ?

- …

Je remplis donc ma feuille sur place, en prenant bien mon temps et en posant plein de questions sur toutes les options possibles et inimaginables, questions qui resterons à jamais sans réponses.

Les coups de fils incessants et désespérés d’un(e) pauvre étudiant(e) resteront, eux aussi, sans réponse.

Effectivement, le téléphone a sonné environ 1 million de fois, et n’a jamais été décroché.

Finalement, je ne me suis pas inscrite en sociologie.

 

A suivre: la deuxième partie de notre développement, composée de deux idées majeures: « la secrétaire est stupide » et « la secrétaire ne sert à rien. »

 

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