Adam, victime d’une Eve séductrice ? Mon cul.

 

Dans un excès de curiosité et de désir de connaissance, et aussi (surtout) dans le  but de m’assurer un emploi du temps confortable, j’ai décidé de suivre un cours de littérature portant sur la bible. Et de mener, aujourd’hui, une campagne en faveur de la réhabilitation d’Eve.

Eve, la pécheresse originelle, celle qui charma Adam afin de lui faire croquer dans le fruit défendu (qui n’est pas une pomme, déjà) et qui, de ce fait, condamna l’humanité entière. Toutes des salopes.

En premier lieu, Eve croque le fruit, certes, mais elle a ses raisons : (Le serpent dit à Eve, qui lui dit que le fruit de l’arbre est défendu) « Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal ». La femme vit que l’arbre était bon à manger et séduisant à voir, et qu’il était, cet arbre, désirable pour  acquérir le discernement.

Donc, si vous avez la faculté de réfléchir (ou pas) aujourd’hui même, c’est uniquement grâce à Eve. Cependant, c’est à cause d’elle qu’est née l’idée de conscience et que vous avez dû étudier Descartes en Philo en Terminale. Elle est donc en cela totalement blâmable. Mais bon, elle ne pouvait pas soupçonner non plus, lors de la création terrestre, qu’un mec aussi chiant que Descartes put exister.

En second lieu, on dit qu’Eve séduit Adam dans le but de lui faire croquer dans la pomme, qui n’en est pas une. C’est absolument faux, preuve en est l’écrit biblique : « Elle prit de son fruit (celui de l’arbre, bande d’obsédés) et mangea. Elle en donna aussi à son mari, qui était avec elle, et il mangea ». S’il y a ici séduction, je veux bien qu’on me les coupe. (Les cheveux, bande d’obsédés).

Si Eve est une séductrice, Adam est vraiment très con. Il suffit qu’une fille à poil lui propose un truc à bouffer pour qu’il l’ingurgite (le truc à bouffer, pas la fille, bande d’obsédés).

Et après au moment de se faire engueuler, vas-y qu’on accuse l’autre pour qu’il porte le chapeau. Lâche en plus de ça. « Tu as donc mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ! » (Là, c’est dieu qui parle). L’homme répondit : « C’est la femme que tu as mise auprès de moi qui m’a donné de l’arbre, et j’ai mangé ! ».

Il est donc nécessaire d’informer Adam, sait-on jamais qu’il nous lise, que le sujet dans la phrase « J’ai mangé » est JE. Qu’il assume pleinement ses actes, il a plus 12 ans, merde. Tu lui files un truc qui lui donne une once d’intelligence, et lui il râle.

Les punitions de Dieu (quel égoïste lui aussi, à pas vouloir filer à bouffer aux autres là, ordure capitaliste) furent très sévères envers la femme : « Je multiplierai les peines de tes grossesses, dans la peine tu enfanteras des fils. Ta convoitise te poussera vers ton mari et lui dominera sur toi. »

Adam, lui, eût comme punition de devoir travailler et de mourir. J’en conclus donc que nous, femmes, ne devrions ni travailler, ni mourir, ce qui n’est pas le cas.

Dieu est donc, en plus d’égoïste, injuste, misogyne et sadique.


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